Les caps décisifs de la sexualité du couple

Chaque couple est unique. Cependant, tous les couples doivent un jour affronter les mêmes caps essentiels : emménager sous le même toit, l’arrivée d’un enfant, les années qui passent et parfois lassent… Face à ces « paliers », c’est souvent la sexualité qui en prend un coup. Et si certains couples semblent équipés de piles Duracell, d’autres n’ont a priori signé qu’un CDD au départ.

Un couple, ça se construit, mais surtout ça se nourrit. Si les débuts d’une relation sont souvent assez faciles au niveau de la sexualité, le temps qui passe ne joue pas toujours en faveur du désir. Une fois passés les premiers émois et la découverte de l’autre, on se retrouve face à quelqu’un… que l’on connaît finalement trop bien ! Ainsi commence le processus de survie du couple. C’est hélas une triste réalité, validée par beaucoup de conseillers conjugaux et de psychologues : aujourd’hui, les couples qui sont en CDI deviennent rares. Pour autant, ce n’est pas une raison pour prendre le naufrage des autres comme une fatalité.  « L’amour toujours », c’est plutôt glamour, résolument moderne et à la portée de tous !

En ce temps là, j’avais 20 ans

Aux premiers temps d’une relation, on laisse le corps s’exprimer. A chaque fois qu’on se retrouve dans un espace plus ou moins privé, on en profite pour se jeter l’un sur l’autre. C’est ainsi que l’on expérimente les lieux insolites, les positions les plus coquines. On a finalement tendance à penser que la définition de l’amour, c’est ça ! Un perpétuel désir qui se réveille automatiquement dès que l’on croise le regard de l’autre. La nouveauté, la découverte de l’autre et de son intimité sont autant de facteurs qui font que la sexualité du couple fonctionne généralement sans souci. C’est la première phase de fusion qui commence. On a envie d’être tout le temps ensemble, de tout partager. La faim de l’autre semble insatiable. Cette dépendance permet de donner un sens et un poids à la relation. Un baiser mouillé vous donne des frissons, les effleurements de sa peau contre la vôtre vous arrachent des soupirs, pas de doute, la machine est enclenchée.

Puis commence la phase de prise d’autonomie (essentielle à la construction du couple) qui intervient souvent juste après que le couple ait décidé de vivre ensemble. Il faut continuer à se construire chacun de son côté, et c’est aussi le moment où l’on se rend compte que l’on n’a pas forcément les mêmes envies au même moment ou les mêmes centres d’intérêt. C’est aussi la période où les pulsions sexuelles commencent à se calmer.

Baisse de régime

La première baisse de régime, la première fois où l’autre dit « pas maintenant, je n’ai pas envie », est souvent mal vécue par le couple. Angoisse que l’histoire ne touche à sa fin, sentiment confus que l’on a fait quelque chose de mal, c’est souvent la première remise en question du couple. Et pourtant, il n’y a rien de plus normal. Les papillons se sont finalement envolés de votre ventre quand vous vous embrassez, et les sensations très fortes ressenties au moment de faire l’amour sont différentes. Pas forcément moins fortes d’ailleurs, mais différentes. D’un point de vue psychologique, vous avez dû accepter de ne pas former « qu’un » avec l’autre, et surtout accepter la différence entre ce que vous imaginiez de l’autre et ce qu’il est réellement au quotidien.

Du côté physique, les choses se ressentent également. Vous connaissez désormais votre partenaire. Même si les positions que vous adoptez sont différentes, variées, il n’empêche que vous connaissez parfaitement le corps de l’autre, son odeur, ses mouvements, ses caresses. Donc le désir n’est plus le même tout comme le plaisir, et c’est avec ces nouveautés que vous devez désormais composer. Votre vie sexuelle n’est pas indépendante du reste de votre vie. C’est donc normal qu’elle soit influencée par vos humeurs, votre santé physique, morale ou le stress extérieur… Il faut accepter ces baisses de désir ou de libido, comme nous le raconte Mathilde, 31 ans : « La première fois que Jonathan m’a dit ne pas avoir envie de moi, c’était au bout de 10 mois. J’ai complètement paniqué. Je croyais que notre histoire touchait à sa fin. Et puis on en a parlé, je lui ai fait part de mon angoisse. Il m’a rassuré ! Aujourd’hui, ça fait 6 ans que nous sommes ensemble, et on alterne période creuse et période faste, mais cela ne me pose plus de problème. Notre amour va au-delà des rapports physiques. » Surtout il ne faut pas se forcer à faire l’amour pour pouvoir se dire « nous faisons l’amour c’est que notre couple va bien. » Faire l’amour par peur que le désir disparaisse, donc par anxiété plus que par désir, n’est pas la solution.

Il n’y a évidemment pas d’obligation de fréquence. Vous pouvez alterner périodes fastes et creuses sans inquiétude, et surtout sans forcément remettre en cause l’amour de votre partenaire. Évidemment, il est conseillé d’aborder le sujet et d’en discuter sereinement sans vous mettre de pression. Une fois ces premières baisses de régime acceptées et gérées, vous pouvez continuer sereinement votre vie de couple, et songer à l’arrivée d’un bébé.

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Auteur de l'article

Apprentie blogueuse, je fais mes armes sur différents webzines féminins m'ayant ouvert leurs portes afin de m'aguerrir dans le domaine de la publication Web. Mes domaines de prédilection sont la découverte et le voyage, la vie de famille et la relation de couple.